Hello la team Hypee ! 👋

 

 

On vous en parlait déjà il y a quelques semaines : Instagram envisage sérieusement de supprimer les “likes” de sa plateforme. Retour sur ce changement qui ne fait pas l’unanimité…

 

 

Voici le fonctionnement actuel de l’algorithme d’Instagram :

 

Vous rappelez-vous de l’époque où votre fil d’actualité s’organisait par ordre chronologique inversé, de la publication la plus récente à la plus ancienne ? Mais avec l’abondance d’abonnements aujourd’hui, l’algorithme a dû s’adapter afin de choisir avec pertinence les publications à faire apparaître dans votre fil d’actualité.

Aujourd’hui, il se base sur l’intérêt d’un compte pour l’utilisateur. Pour ce faire, il s’intéresse au temps passé sur un compte, sur une story, ou sur une publication, vos interactions avec du contenu similaire, mais aussi la fréquence d’ouverture de l’application afin de vous montrer les meilleurs posts depuis votre dernière connexion.

Pour un influenceur, son contenu sera davantage mis en avant si son taux d’engagement est élevé. Ce dernier repose sur les likes, les commentaires, les partages, les sauvegardes, et le nombre de vues sur les vidéos, mais aussi sur les vues des stories et des lives. L’influenceur doit aussi être actif grâce aux interactions avec d’autres instagrammeurs via leur contenu ou les messages privés.

 

 

Pourquoi avoir choisi de faire disparaître les likes :

 

Vous avez peut-être entendu parler de cette photo d’oeuf devenue le post le plus liké d’Instagram, battant ainsi le record de Kylie Jenner en Janvier dernier ? Ou peut-être l’avez-vous liké vous aussi ? 😏 La question se pose donc : Aime-t-on un post par automatisme ou parce que le contenu nous plaît ? 🤔

Aujourd’hui, plusieurs études mettent en évidence des problèmes de santé mentale chez les jeunes, liés aux réseaux sociaux et à cette course aux likes. Par exemple, une étude de la Royal Society for Public Health datant de 2017 a classé Instagram comme étant le pire réseau social pour la santé mentale des jeunes au Royaume-Uni. Une autre du Pew Research Center en 2018 a démontré que 72% des adolescents utilisent ce réseau aux Etat-Unis, et que près de 40% d’entre eux adaptent leur contenu afin de ne partager que ce qui générera des likes. Une forme d’autocensure s’installe donc, avec la création de complexes et la peur de la comparaison. 😟

 

D’autre part, des instagrammeurs utilisent des robots afin de booster leur compte (en termes de followers et de likes). Plus l’audience augmente rapidement, plus l’utilisateur est mis en avant. Cette exposition, permettant aux marques de repérer de potentiels collaborateurs pour la mise en avant de leurs produits, s’avère donc artificielle et leur coûte près de 200 millions de dollars chaque année. 😰 Instagram, qui lutte perpétuellement contre ces pratiques frauduleuses, a mis en place une nouvelle méthode radicale : la suppression du compteur de likes et du compteur de vues sur les vidéos.

 

 

Le test est lancé :

 

Ça y est, ça fait quelques mois que la machine est en marche. La phase de test a démarré au Canada en Mai, et s’est étendue à 6 autres pays (l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, le Brésil, l’Italie, et l’Irlande) depuis le mois dernier. Le but ? Contrer cette tendance de compétition et se focaliser sur le côté créatif et qualitatif du réseau, initialement destiné au partage de photos et de vidéos. 📷

Les likes ne disparaissent pas totalement, puisqu’il vous sera toujours possible d’aimer les posts. Cependant, vous ne verrez plus le compteur de likes, ni celui du nombre de vues sous une vidéo. Cette donnée ne sera plus affichée publiquement, et ne sera visible que par le propriétaire du contenu, car elle reste tout de même indispensable à l’algorithme de ce réseau social.

 

 

Des réactions mitigées :

 

Instagram n’est pas la seule plateforme à réagir à la tendance de “responsabilisation des réseaux sociaux”. En effet, on retrouve par exemple YouTube, qui annonçait au mois de Mai vouloir dissuader la course aux abonnés en affichant un compte rond plutôt que des statistiques en temps réel. Jacques DORSEY, le PDG de Twitter, a aussi déclaré en Avril dernier que, s’il avait la possibilité de revenir en arrière, le bouton “j’aime” n’aurait jamais existé sous le tweet. 😶

 

Au sein des influenceurs, les avis divergent. Une majorité semble penser que la suppression du compteur de likes n’aidera pas les utilisateurs à reprendre confiance en eux, et que cette démarche ne les empêchera pas de se comparer aux autres. Même si à Hypee on considère que l’estime de soi ne devrait pas se baser sur un nombre de likes ou d’abonnés, beaucoup d’adolescents portent aujourd’hui trop d’importance à la popularité en ligne. 😔

D’un point de vue professionnel, la disparition du compteur de likes inquiète certaines marques, qui devront maintenant demander aux influenceurs leurs statistiques plutôt que de pouvoir les calculer elles-mêmes, car le nombre d’abonnés n’est pas forcément représentatif du taux d’engagement. On pourrait peut-être laisser le like visible pour les comptes professionnels ? 🤔

 

 

Conclusion :

 

Au sein de l’agence, bien que l’on espère sincèrement que cette modification changera ne serait-ce qu’un peu le comportement des jeunes utilisateurs, on ne peut s’empêcher de penser qu’elle n’inversera pas la tendance pour autant… La course aux abonnés pourrait prendre le dessus, ce qui n’atténuera pas l’aspect comparaison.

Et pour vous ? Bonne ou mauvaise initiative ? 🤔

 

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